Les fondamentaux de la pratique du piano

C’est le titre d’un ouvrage plusieurs fois réédité, chez Amazon, et proposé gratuitement en pdf. Il est -très mal- traduit, bourré de fautes d’orthographe, de faux-sens et de tournures lourdes et illisibles.

Mais… il a pas mal de bonnes idées. Au moins quelques-unes, puisque de 270 pages environ j’en ai retenu moins de 10, que je me suis permis de réorganiser pour t’en faire profiter !

Églantine a veillé avec application sur mon travail, ce qui m’a un peu aidée à avancer plus rapidement. Question de confort…

 

J’ai donc retenu quelques paragraphes intéressants, que j’ai regroupés en 4 chapitres différents.

Le premier concerne quelques habitudes de travail qui sont très pertinentes, comme par exemple travailler systématiquement les mains séparées, et toujours terminer une séance de piano par un jeu LENT. Ce que j’appelle « faire la paix avec le piano »… Je t’ai mitonné une mise en page colorée, pour que tu aies plus de plaisir à la lire… tu peux télécharger ce document ici

Dans le chapitre suivant sont regroupés plusieurs passages qui traitent de la musicalité. Tu sais, ce petit truc en plus qui  montre que tu as un coeur, une âme… qui rend ce que tu joues  agréable à écouter… et fait oublier la prouesse technique, aussi merveilleuse soit-elle… Jouer avec musicalité, c’est transformer ta partition  en déclaration d’amour.

Regarde, c’est pas de l’amour, ça? on entend déjà le gazouillis des petites notes aiguës, le crépitement des basses, le murmure de l’accompagnement…

Et comme toujours, un grand merci à Waz pour cette délicieuse illustration, que tu retrouves au fil des pages de « Danse avec les doigts« …

 

Si tu veux en savoir plus sur la Musicalité, comment l’acquérir, comment l’exprimer,  tu peux télécharger le document ici.

Je te détaillerai les autres chapitres dans un prochain article, je te laisse le temps de t’imprégner de tout ceci. Et, en cadeau, pas de piano cette fois, mais cette interprétation magistrale de Czardas, de Vittorio Monti, par Hauser et Caroline Cambell. Nous parlions de musicalité, d’interprétation… Enjoy !

 

Tiens-toi droit !

Aujourd’hui, je te donne un cours de maintien… Oui, j’ai changé de métier, je suis devenue la Nadine-de-Rotschild-du-piano. ( pardon, Madame la Baronne, pour ce clin d’oeil… Quand j’étais petite j’aimais bien vous lire !)

Alors, au piano, faut-il se tenir droit? très droit? moyennement droit? étalé  amoureusement penché vers son clavier chéri?

Plutôt que de te faire lire 10 pages (oui, je suis bavarde) de prose descriptive, je me suis lancé un défi : je vais te MONTRER  ce qui est bien, joli, pratique, et ce qui l’est beaucoup moins.

Aurore, si tu me lis, s’il te plaît sois indulgente…

Voilà mon petit camarade Rachmanovitch. À première vue tout va bien, il a l’air très concentré, il est à fond dans ce qu’il joue.

Tout semble ok.

Tout?

Hélas, au moins trois points de son corps sont dramatiquement en tension, et ne vont pas l’aider à jouer sereinement, quel que soit son niveau de virtuosité d’ailleurs…

Tu as trouvé? les trois?

Je suis sympa, je te donne des indices :

Ses épaules…

Ses mains…

Ses pieds…

 

 

 Tu l’as remarqué tout de suite j’imagine :

son épaule est beaucoup trop haute, un peu comme s’il voulait frimer, montrer qu’il interprète, lui, qu’il est à fond…

Hélas, cela n’est que le révélateur d’une tension importante du bras, de l’avant-bras, et probablement jusqu’au poignet…

 

Conséquence logique, une main crispée, qui joue tout au bord du clavier, sans utiliser les repères des touches noires, donc sans aucune aide tactile…

 

 

Et pour finir, les pieds qui sont en équilibre sur leur pointe, ou sur leur moitié antérieure.

Donc, mon camarade Rubinsteinski ne met pas toutes les chances de son côté pour sortir heureux et serein de sa prestation…

Tu me diras, ça ne se voit pas s’il est caché par le piano… Oui, mais ça s’entend !!!!

Voilà maintenant ma copine Kissinashvili (oui, mes amis ont des noms à rallonge, je l’avoue, tout le monde ne peut pas s’appeler Tom et Jerry – fine allusion au merveilleux dessin animé de Tex Avery, the Cat’s Concerto- à voir sur Youtube…

Mis à part sa merveilleuse robe de soirée, qui n’a rien à envier à celles de Katia Buniatishvili, ou ses escarpins à paillettes, empruntés à Lola Astanova, tout est ok dans sa posture :

les épaules détendues, les mains autant sur les touches noires que sur le reste du clavier, et les pieds posés sur le sol, stables, en attendant d’utiliser la pédale.

N’oublie pas, si tu es détendu·e, si tu es zen, tu peux utiliser bien mieux toutes tes ressources pour te concentrer, interpréter, étudier, écouter …

Alors que dans le cas contraire tu compromets la qualité de ton apprentissage ou de ton interprétation. Jouer du piano ne doit pas te faire souffrir !!!

Pour terminer cette petite chronique, je ne résiste pas au plaisir de partager avec toi cette délicieuse vidéo de la non moins délicieuse Lola Astanova :

Tu as aimé? ou pas? n’hésite pas à m’envoyer tes commentaires, indulgents de préférence…

Bientôt la rentrée… Et si ton enfant se mettait au piano???

Comme de nombreux parents tu te poses peut-être la question de faire apprendre le piano à ton enfant. Pourquoi le piano ? À quel âge commencer? Faut-il acheter un piano (pffff, ça coûte troooop cher, c’est réservé aux riches….) ? Comment choisir LE bon prof qui ne va pas traumatiser la prunelle de tes yeux?

Pourquoi le piano?

Surtout pas « parce que c’est plus facile que le violon »… (argument entendu maintes et maintes fois). Non ! Tu imagines le stress d’un petit devant cette immense étendue de touches blanches et noires, sans aucun moyen de se repérer? Comment trouver son chemin? Alors qu’au violon par exemple c’est « très simple » : tu apprends UNE note, que tu fabriques avec ton doigt à un point précis du manche de l’instrument, et tu la joues. Tu en ajoutes une autre, etc. Si tu ne la connais pas elle ne vient pas t’enquiquiner. Alors qu’au piano il y a de toute façon les 88 touches étalées devant toi et zou, tu dois savoir où aller… Tu vois le challenge, du haut de ta stature et ton expérience d’adulte? Alors imagine ton petit schtroumpf de 8 ans…

On joue du piano … pour un tas de raisons tout aussi  légitimes les unes que les autres : parce qu’il y a un piano à la maison qui s’ennuie tout seul, ou parce que ton enfant a eu un déclic en regardant une émission à la télé, ou parce que son copain ou sa cousine lui a montré un refrain sympa au piano… ou parce que c’était TON rêve à toi quand tu étais petit… Ou bien… parce qu’il faut bien commencer par quelque chose et que le piano fait moins peur que le violoncelle ou le trombone…

À quel âge doit-on commencer?

Eh bien, on ne « doit » pas, on peut commencer… aux alentours du CE1, me semble-t-il.  En cours d’année de CP si on est pressé, si l’enfant est à l’aise avec la lecture et l’écriture… À mon avis il ne faut pas commencer un instrument en même temps que le CP, mais ce n’est que mon avis, d’après mon expérience ! Et après, peu importe l’âge de ton bébé d’amour, il pourra commencer plus tard, même ado, même au lycée, même à la fac…

Cette petite bouille que tu vois, là, a toujours voulu faire du piano. Sa mère, pourtant prof, a refusé de lui apprendre pour un tas de plus ou moins bonnes raisons… La petite bouille a grandi et a décidé d’apprendre sérieusement le piano pendant un stage, à 23 ans… toujours avec sa mère d’ailleurs… Ce n’était pas trop tard, heureusement, et cette jeune personne a tout compris très vite… Gros bisous Tamara si tu me lis…

Mais ce n’est pas une raison pour faire la même erreur…

Faut-il acheter un piano?

Argggh le porte-monnaie qui crie son angoisse… Noooon surtout tu n’achètes rien du tout ! Un piano, ou un clavier numérique, c’est un investissement qui ne se fait pas à la légère. Tu vas donc commencer par  louer  un clavier numérique de préférence, c’est moins cher (environ 30 € par mois) et ça prend moins de place dans ton salon. Comme ça tu prends le temps de voir si ton petit prodige accroche bien, si ça vous plaît à toute la famille… et vous avez le temps de vous habituer à la sonorité du piano, pour pouvoir choisir plus tard le modèle qui vous correspondra.  Tous les enfants que j’ai eus comme élèves, dont les parents avaient acheté un clavier pas cher, ou un synthé, parce que « pour commencer ça fera l’affaire », ont arrêté rapidement le piano. Il y avait trop de différence entre l’instrument très mou sur lequel ils jouaient chez eux, et le « vrai » piano qui nécessite plus de dynamique (si tu veux en savoir plus c’est ici).

Où mettre le piano?

Surtout pas dans « la chambre du petit ». C’est le meilleur moyen pour qu’il se décourage assez rapidement. Il n’y aura personne pour l’entendre, pour l’encourager, pour le féliciter. Il sera exclu de la vie de la maisonnée quand il ira « faire son piano ». Rien ne vaut une place dans le salon, même si c’est dans les bruits ambiants.

Comment choisir le  bon prof?

Ma réponse ne te concerne que si tu envisages un prof privé. En école de musique ou au conservatoire tu n’auras pas le choix. Et… je n’ai pas de réponse ! Le bon prof, c’est celui qui te met en confiance, chez qui ton enfant et toi vous vous rendez avec légèreté. Avec qui vous sympathisez naturellement.

C’est la personne qui lui donne envie d’apprendre. Ce n’est pas une question de diplôme, c’est vraiment au feeling. Et… quel que soit le (ou la ) prof, il ne faut jamais hésiter à lui parler, si ton enfant n’a plus envie, est moins motivé… Parfois c’est juste parce que le morceau ne lui plaît  pas, ou parce qu’il voudrait jouer la même chose que sa copine de classe…

 

 

 

Petite précision : chez moi les 2 chattes, Eglantine et Sonatine, ne restent que si l’élève est d’accord… Même si Eglantine (la grise) vient de son propre chef quand elle sent que l’élève a besoin d’elle, besoin d’un câlin, de se distraire…

Je suis de plus en plus persuadée qu’il y a forcément le juste prof pour chaque élève. Alors… laisse parler ton intuition et ton cœur !

 

On continue? exercice 7

Tu m’as dit l’autre jour : « ok c’est bien beau tes vidéos, mais moi, je dois rester combien de temps sur chaque exercice? Je n’y arriverai JAAAMAIS aussi vite que toi… » (sur le ton plaintif  interrogatif de la personne qui veut bien faire… )

Bien évidemment tu n’y arriveras pas en 24h, c’est normal. Et puis, quel est ton but? dégourdir tes doigts? jouer le plus vite possible pour frimer te prouver que tu progresses particulièrement rapidement?

Tu adapteras le temps que tu passes sur chaque page, suivant ton but …

Je pense que, dans un premier temps, pour te dégourdir les doigts, ce qui n’est pas une mince affaire quand on apprend le piano, tu passeras 2 ou 3 semaines maximum par page, même si tu ne joues pas très vite.

Il est plus intéressant de varier les combinaisons de doigts/notes, que de jouer vite, trop vite au détriment de la régularité des notes.

Il sera toujours temps de reprendre tout cela plus rapidement quand tu seras plus à l’aise !

Voilà maintenant le démarrage de l’exercice 7 :

Pour changer, on introduit une dernière variante rythmique (promis, je n’en utilise pas d’autre ! )

Je t’explique tout dans la vidéo suivante : et… oui, c’est normal qu’on y parle de chocolat…

Très logiquement voilà le résultat final :

Et voilà !

J’ai toujours beaucoup de plaisir à partager ces vidéos, j’espère que tu en as autant à les regarder, puis à t’en inspirer pour ta progression personnelle !

Pari tenu… l’exercice 6

Un pari? quel pari?

Celui que je me suis fait, toute seule, hier… de décider de tourner 3 vidéos supplémentaires, ceci après une séance d’aqua-training particulièrement cruelle pour les épaules et les bras !

Au passage, un  petit clin d’oeil aux MNS du Forum de Trégastel http://forumdetregastel.fr/circuit-aqua-training/qui nous font travailler avec efficacité, parfois avec un brin de malice… mais dans la bonne humeur générale.

Je confirme, après comparaison scrupuleuse de mes 2 activités : le piano c’est bien moins fatigant ! mais c’est moins drôle aussi…

Donc, hier, avec des bras bien fatigués de la séance d’aqua-training coaché par Vincent,  j’ai pensé à toi et je me suis lancée courageusement dans l’enregistrement de 3 nouveaux exercices.

Voici  comme d’habitude la mise en route, étape par étape ;

On m’a dit que c’était important que je montre lentement la petite phrase-modèle, voilà le résultat :

N’oublie jamais de prendre le temps nécessaire à réécouter intérieurement ce que tu viens de jouer : tu consolides ton apprentissage, tu exerces ta mémoire, tu apprends à tes doigts dans quel ordre ils vont devoir jouer !

Je te suggère de t’entraîner avec les Rythmes par 2 puis par 4, pour arriver au résultat final « version de concert » :

Petite remarque superficielle et sans intérêt complémentaire : le port du bracelet sur mon bras droit, c’était vraiment par coquetterie acharnée parce qu’en vrai, il est très lourd… Mais si joli…

l’exercice 5

C’est celui que j’ai sous-titré « salade de doigts » dans mon livre « Danse avec les doigts ». Pourquoi ? parce que dans la petite phrase-modèle tu vas avoir l’impression que les doigts jouent dans le plus grand désordre… et il te faudra un petit moment pour en apprécier la logique.

NB : il me semble bien que sur ce mignon peu anatomique  dessin  de Waz il y ait bien plus que 10 doigts… tu en comptes combien? 

Tu as pris l’habitude maintenant de jouer l’exercice avec les différents rythmes proposés, je passe donc directement à la version de concert !

Bientôt, les exercices suivants, et le rythme « chocolat »… Patience ! Tu as maintenant de quoi t’entraîner tranquillement avec ces 5 premiers numéros de Danse avec les doigts…

Et si tu n’as pas encore mon livre, c’est ici… 

L’exercice 4

Après avoir surmonté les difficultés des exercices précédents, on aborde maintenant un autre style de phrase musicale : en effet tu ne commences pas cet exercice sur un « do » , comme d’habitude, mais à l’autre extrêmité de ta main, sur un « sol ».

Voici la mise en route :

Dès que tu seras familiarisé avec cette nouvelle mélodie, tu pourras bien sûr y adapter le rythme par  2 que tu connais bien.

J’ai choisi de te montrer une autre variante, celle des 4 notes très très lentes, suivies  de 4 notes… très très rapides. Pourquoi « très-très »? eh bien pour que tu n’oublies pas d’exagérer au maximum le contraste entre chaque groupe de notes. Tu verras, c’est magique pour dérouiller tes doigts…

Puis, très logiquement, tu arriveras petit à petit à la version de concert…

N’hésite pas à m’envoyer un petit mot pour me dire comment ça se passe pour toi, si tu as besoin d’une vidéo plus détaillée…

Petit bricolage…

Oserai-je affirmer que derrière chaque pianiste se cache un petit Géo Trouvetou?

Non, chacun son truc. Néanmoins, il y a de temps en temps une astuce à trouver qui nous facilite la vie. Aujourd’hui, c’est Waz qui va t’expliquer comment faire tenir tes partitions sur le pupitre exigu d’un clavier numérique, lorsque ce sont des feuilles de papier A4 individuelles et pas des recueils. Tu connais Waz, c’est la géniale illustratrice de mon livre Danse avec les doigts !

Pourquoi des feuilles A4? parce que je ne parle bien évidemment que des partitions tout à fait légales et pas piratées/numérisées/bidouillées  ;  en effet sur certains sites internet tu peux acheter tes partitions de variété, de musique de film,  et même  des références classiques, et les imprimer immédiatement chez toi, en format A4 donc.

De plus, si tu possèdes un bouquin/une compil/un livre officiel  :  quand tu joues un morceau qui dépasse les 2 pages, ce n’est pas pratique de tourner les pages de ton recueil, tu prends la mauvaise habitude de t’arrêter régulièrement à l’endroit de la « tourne », ce qui donnera toujours l’impression d’un bug… D’où l’intérêt de photocopier les pages suivantes pour avoir toutes les notes devant toi. (Ça, c’est autorisé par la loi, puisque tu es en possession de l’oeuvre originale).

On arrive donc facilement à 4 ou 5 feuilles étalées devant toi… et c’est là que le pupitre devient indispensable !

Voilà l’article de Waz, sur son blog http://www.wazart.fr/pluxml/index.php?article296/diy-extension-de-pupitre-a-partitions-piano

Va voir, c’est super bien expliqué et en plus, avec humour, comme d’habitude !Aucun texte alternatif disponible.

et comme aujourd’hui  je n’ai pas encore mis de photo, hop, une photo de Waz !

Pour conclure, non je ne raconterai pas que lors de certains cours en d’autres lieux, une certaine Aurore-Waz que je connais a dû utiliser un vieux bout de carton récupéré sur un emballage géant en guise de pupitre… et que ça a duré plusieurs mois…

Clavier numérique vs Piano acoustique

En Français normal : un faux piano ou un vrai piano?

Je n’entre pas dans une étude comparative qui est trop complexe à réaliser. Je souhaite juste attirer ton attention sur UN point fondamental que nous verrons un peu plus loin.

Le son des instruments numériques est désormais, pour peu qu’on y mette un certain prix, assez proche de celui d’un piano acoustique. Bien sûr il manquera toujours le petit quelque chose qui fait qu’un piano reste un piano, et heureusement…

Voilà un petit extrait de « Für Elise » (oui j’aime bien frimer de temps en temps… et te balancer le titre original de  ce que tout le monde appelle La-lettre-à-Elise…)

D’abord au vrai piano :

puis au clavier numérique (un yamaha CLP 535, très sympa)

À première vue, pas trop de différence dans la façon de jouer…

Tu as tout faux !

Je t’explique un peu plus en détail :

et je recommence avec d’autres mots si ce n’est pas assez clair !

On retourne au clavier numérique, pour voir la différence dans le mouvement de tes doigts :

Et pour conclure, un petit conseil : monte le son de ton clavier numérique !

En effet, si tu prends l’habitude de jouer « petit » pour ne pas déranger, en réglant le volume à 30 ou 50 % chez toi, quand tu arriveras au cours de piano et que tu joueras sur un « vrai » piano dont la sonorité est plus intense, tu seras tellement surpris que tu n’oseras plus donner ton maximum… D’où les angoisses de ne plus trouver ses repères, de jouer trop fort, et c’est la panique à bord !

Un pianiste débutant qui s’entraîne à la maison n’est jamais est rarement une nuisance sonore, il faut que cela fasse partie de l’environnement sonore habituel de la famille. D’autant plus qu’en général ton entourage apprécie de voir tout ce que tu apprends de jour en jour.

Alors, prêt?

Pour t’encourager à laisser tomber et à te mettre à la peinture sur soie  et faire du bien à tes oreilles, cadeau  !

 

 

L’exercice 3

Ça y est, tu apprécies petit à petit la vivacité de tes doigts?

Tu es prêt(e)  à découvrir l’exercice suivant. Tu connais maintenant le principe, que je ne détaille pas dans les vidéos : d’abord tu LIS avec tes yeux sur la partition, tu repères le chemin de tes doigts, même en tâtonnant. Quand tu penses avoir compris la petite phrase, tu la joues une fois, PUIS TU L’ÉCOUTES DANS TA TÊTE… Ensuite tu vérifies si ce qui a résonné dans ta mémoire est conforme à  ce que tu rejoues en suivant sur la partition.

Tu peux recommencer la procédure plusieurs fois si nécessaire.

Le plus important c’est de te demander « que s’est-il passé dans ma tête quand j’ai réécouté en silence »? pour consolider tout ce qui a été utile dans ta mémorisation. Relis le chapitre sur le Fitness Mental, tant que tu n’as pas acquis cet automatisme qui va te faire gagner tellement de temps !

Je te montre encore les deux rythmes par 2 (que je ne montrerai pas pour tous les exercices). Il ne s’agit pas de jouer vite, mais avec précision. On doit bien entendre la différence marquée entre la note looongue et la note courte !

Et quand les rythmes par 2 te sembleront faciles, tu pourras passer aux rythmes par 4. Toujours très dynamiques, « pointus » plutôt que mous.

 

La version finale va se dérouler toute seule sous tes doigts… ON ne doit pas entendre tes souffrances  efforts et ta concentration, on doit juste avoir l’impression que tes doigts se baladent naturellement sur le clavier !

Je suppose que tu as remarqué la fleur rose sur le côté du piano… au départ c’était un gag, un sticker électro-statique plutôt destiné à orner des fenêtres de cuisine, puis je m’y suis attachée et j’ai très envie de lui donner des voisins !