Pari tenu… l’exercice 6

Un pari? quel pari?

Celui que je me suis fait, toute seule, hier… de décider de tourner 3 vidéos supplémentaires, ceci après une séance d’aqua-training particulièrement cruelle pour les épaules et les bras !

Au passage, un  petit clin d’oeil aux MNS du Forum de Trégastel http://forumdetregastel.fr/circuit-aqua-training/qui nous font travailler avec efficacité, parfois avec un brin de malice… mais dans la bonne humeur générale.

Je confirme, après comparaison scrupuleuse de mes 2 activités : le piano c’est bien moins fatigant ! mais c’est moins drôle aussi…

Donc, hier, avec des bras bien fatigués de la séance d’aqua-training coaché par Vincent,  j’ai pensé à toi et je me suis lancée courageusement dans l’enregistrement de 3 nouveaux exercices.

Voici  comme d’habitude la mise en route, étape par étape ;

On m’a dit que c’était important que je montre lentement la petite phrase-modèle, voilà le résultat :

N’oublie jamais de prendre le temps nécessaire à réécouter intérieurement ce que tu viens de jouer : tu consolides ton apprentissage, tu exerces ta mémoire, tu apprends à tes doigts dans quel ordre ils vont devoir jouer !

Je te suggère de t’entraîner avec les Rythmes par 2 puis par 4, pour arriver au résultat final « version de concert » :

Petite remarque superficielle et sans intérêt complémentaire : le port du bracelet sur mon bras droit, c’était vraiment par coquetterie acharnée parce qu’en vrai, il est très lourd… Mais si joli…

l’exercice 5

C’est celui que j’ai sous-titré « salade de doigts » dans mon livre « Danse avec les doigts ». Pourquoi ? parce que dans la petite phrase-modèle tu vas avoir l’impression que les doigts jouent dans le plus grand désordre… et il te faudra un petit moment pour en apprécier la logique.

NB : il me semble bien que sur ce mignon peu anatomique  dessin  de Waz il y ait bien plus que 10 doigts… tu en comptes combien? 

Tu as pris l’habitude maintenant de jouer l’exercice avec les différents rythmes proposés, je passe donc directement à la version de concert !

Bientôt, les exercices suivants, et le rythme « chocolat »… Patience ! Tu as maintenant de quoi t’entraîner tranquillement avec ces 5 premiers numéros de Danse avec les doigts…

Et si tu n’as pas encore mon livre, c’est ici… 

L’exercice 4

Après avoir surmonté les difficultés des exercices précédents, on aborde maintenant un autre style de phrase musicale : en effet tu ne commences pas cet exercice sur un « do » , comme d’habitude, mais à l’autre extrêmité de ta main, sur un « sol ».

Voici la mise en route :

Dès que tu seras familiarisé avec cette nouvelle mélodie, tu pourras bien sûr y adapter le rythme par  2 que tu connais bien.

J’ai choisi de te montrer une autre variante, celle des 4 notes très très lentes, suivies  de 4 notes… très très rapides. Pourquoi « très-très »? eh bien pour que tu n’oublies pas d’exagérer au maximum le contraste entre chaque groupe de notes. Tu verras, c’est magique pour dérouiller tes doigts…

Puis, très logiquement, tu arriveras petit à petit à la version de concert…

N’hésite pas à m’envoyer un petit mot pour me dire comment ça se passe pour toi, si tu as besoin d’une vidéo plus détaillée…

Petit bricolage…

Oserai-je affirmer que derrière chaque pianiste se cache un petit Géo Trouvetou?

Non, chacun son truc. Néanmoins, il y a de temps en temps une astuce à trouver qui nous facilite la vie. Aujourd’hui, c’est Waz qui va t’expliquer comment faire tenir tes partitions sur le pupitre exigu d’un clavier numérique, lorsque ce sont des feuilles de papier A4 individuelles et pas des recueils. Tu connais Waz, c’est la géniale illustratrice de mon livre Danse avec les doigts !

Pourquoi des feuilles A4? parce que je ne parle bien évidemment que des partitions tout à fait légales et pas piratées/numérisées/bidouillées  ;  en effet sur certains sites internet tu peux acheter tes partitions de variété, de musique de film,  et même  des références classiques, et les imprimer immédiatement chez toi, en format A4 donc.

De plus, si tu possèdes un bouquin/une compil/un livre officiel  :  quand tu joues un morceau qui dépasse les 2 pages, ce n’est pas pratique de tourner les pages de ton recueil, tu prends la mauvaise habitude de t’arrêter régulièrement à l’endroit de la « tourne », ce qui donnera toujours l’impression d’un bug… D’où l’intérêt de photocopier les pages suivantes pour avoir toutes les notes devant toi. (Ça, c’est autorisé par la loi, puisque tu es en possession de l’oeuvre originale).

On arrive donc facilement à 4 ou 5 feuilles étalées devant toi… et c’est là que le pupitre devient indispensable !

Voilà l’article de Waz, sur son blog http://www.wazart.fr/pluxml/index.php?article296/diy-extension-de-pupitre-a-partitions-piano

Va voir, c’est super bien expliqué et en plus, avec humour, comme d’habitude !Aucun texte alternatif disponible.

et comme aujourd’hui  je n’ai pas encore mis de photo, hop, une photo de Waz !

Pour conclure, non je ne raconterai pas que lors de certains cours en d’autres lieux, une certaine Aurore-Waz que je connais a dû utiliser un vieux bout de carton récupéré sur un emballage géant en guise de pupitre… et que ça a duré plusieurs mois…

Clavier numérique vs Piano acoustique

En Français normal : un faux piano ou un vrai piano?

Je n’entre pas dans une étude comparative qui est trop complexe à réaliser. Je souhaite juste attirer ton attention sur UN point fondamental que nous verrons un peu plus loin.

Le son des instruments numériques est désormais, pour peu qu’on y mette un certain prix, assez proche de celui d’un piano acoustique. Bien sûr il manquera toujours le petit quelque chose qui fait qu’un piano reste un piano, et heureusement…

Voilà un petit extrait de « Für Elise » (oui j’aime bien frimer de temps en temps… et te balancer le titre original de  ce que tout le monde appelle La-lettre-à-Elise…)

D’abord au vrai piano :

puis au clavier numérique (un yamaha CLP 535, très sympa)

À première vue, pas trop de différence dans la façon de jouer…

Tu as tout faux !

Je t’explique un peu plus en détail :

et je recommence avec d’autres mots si ce n’est pas assez clair !

On retourne au clavier numérique, pour voir la différence dans le mouvement de tes doigts :

Et pour conclure, un petit conseil : monte le son de ton clavier numérique !

En effet, si tu prends l’habitude de jouer « petit » pour ne pas déranger, en réglant le volume à 30 ou 50 % chez toi, quand tu arriveras au cours de piano et que tu joueras sur un « vrai » piano dont la sonorité est plus intense, tu seras tellement surpris que tu n’oseras plus donner ton maximum… D’où les angoisses de ne plus trouver ses repères, de jouer trop fort, et c’est la panique à bord !

Un pianiste débutant qui s’entraîne à la maison n’est jamais est rarement une nuisance sonore, il faut que cela fasse partie de l’environnement sonore habituel de la famille. D’autant plus qu’en général ton entourage apprécie de voir tout ce que tu apprends de jour en jour.

Alors, prêt?

Pour t’encourager à laisser tomber et à te mettre à la peinture sur soie  et faire du bien à tes oreilles, cadeau  !

 

 

L’exercice 3

Ça y est, tu apprécies petit à petit la vivacité de tes doigts?

Tu es prêt(e)  à découvrir l’exercice suivant. Tu connais maintenant le principe, que je ne détaille pas dans les vidéos : d’abord tu LIS avec tes yeux sur la partition, tu repères le chemin de tes doigts, même en tâtonnant. Quand tu penses avoir compris la petite phrase, tu la joues une fois, PUIS TU L’ÉCOUTES DANS TA TÊTE… Ensuite tu vérifies si ce qui a résonné dans ta mémoire est conforme à  ce que tu rejoues en suivant sur la partition.

Tu peux recommencer la procédure plusieurs fois si nécessaire.

Le plus important c’est de te demander « que s’est-il passé dans ma tête quand j’ai réécouté en silence »? pour consolider tout ce qui a été utile dans ta mémorisation. Relis le chapitre sur le Fitness Mental, tant que tu n’as pas acquis cet automatisme qui va te faire gagner tellement de temps !

Je te montre encore les deux rythmes par 2 (que je ne montrerai pas pour tous les exercices). Il ne s’agit pas de jouer vite, mais avec précision. On doit bien entendre la différence marquée entre la note looongue et la note courte !

Et quand les rythmes par 2 te sembleront faciles, tu pourras passer aux rythmes par 4. Toujours très dynamiques, « pointus » plutôt que mous.

 

La version finale va se dérouler toute seule sous tes doigts… ON ne doit pas entendre tes souffrances  efforts et ta concentration, on doit juste avoir l’impression que tes doigts se baladent naturellement sur le clavier !

Je suppose que tu as remarqué la fleur rose sur le côté du piano… au départ c’était un gag, un sticker électro-statique plutôt destiné à orner des fenêtres de cuisine, puis je m’y suis attachée et j’ai très envie de lui donner des voisins !

L’exercice 2

Tu veux changer d’exercice après avoir fait le tour du n°1? Alors n’hésite pas, je te montre comment apprendre le deuxième.

Surtout, même si je ne le montre pas sur les vidéos, PRENDS LE TEMPS d’écouter dans ta tête la petite phrase du début. N’oublie pas de faire le tour de « comment c’était quand j’ai réécouté dans ma mémoire », pour pouvoir enrichir tes perceptions.

Pour plus de détails concernant le Fitness mental, je te renvoie à cet article-là.

Voici l’exercice 2a, quand on le « met en route » :

Tu prends le temps de te familiariser avec cette nouvelle « mélodie ». Puis quand tes doigts ont bien intégré la succession des notes, quand tu te sens un peu plus à l’aise, on va pratiquer les deux « Rythmes par 2 », comme dans le premier exercice. Je suppose qu’un exemple vaut mieux qu’un long discours, alors voilà :

Après quelques séances d’entraînement, tu te sentiras de plus en plus à l’aise. Si tu en as envie, tu peux même jouer l’exercice avec un autre rythme, le « rythme par 4 ». Ces modifications de rythmes vont apprendre à tes doigts comment se déplacer plus rapidement avec de plus en plus de précision.

Tous ces rythmes sont énumérés dans le recueil, à la page 19, en version « solfège ». En français normal  description de ce qui se passe, ça donne ceci : dans chaque groupe de 4 notes, tu commences par marquer un arrêt sur la première des 4 notes, pendant tout l’exercice. Puis tu inverseras, en marquant un arrêt sur la dernière de chaque petit groupe de 4 notes.

Et après? eh bien, si tu as mis tout ton coeur et ton enthousiasme à jouer ces différentes versions du même exercice, au bout de quelques jours ou quelques semaines, en arrière-plan  de ton apprentissage d’autres morceaux, tu seras tout à fait capable de jouer ainsi :

 

Et… ça s’appelle la version de concert ! Enfin, c’est comme ça que moi je l’appelle, c’est flatteur et bon pour le moral…

Si tu possèdes un clavier numérique, surtout n’hésite pas à changer la sonorité de ton instrument pour varier les plaisirs. Profite des merveilles technologiques que Mozart ou Beethoven n’ont pas eues…

Pourquoi jouer du piano?

Pourquoi jouer ? ou pour jouer quoi ?

Mon expérience m’a montré qu’il existe différentes raisons, et de multiples motivations !

Il n’y a pas de mauvaise raison, et le déclencheur peut arriver n’importe quand : un enfant/ado se met au piano parce qu’on le lui a suggéré, parce que son meilleur copain joue déjà, parce qu’il y a un piano dans la famille …

Pour les adultes les déclics de départ sont variés : soit un retour vers une enfance ou une jeunesse très musicale, on veut retrouver les compétences de jadis ; ou bien un désir jamais assouvi, faute de temps, de moyens financiers, et qui là maintenant devient possible et même impérieux…

C’est là que les motivations deviennent diverses : souvent le futur pianiste rêve de jouer un morceau bien précis qui représente pour lui le but ultime à atteindre. Voire même l’unique but !

Je pense à Aurore qui m’a annoncé, du haut de sa trentaine d’années, au tout premier cours : bonjour, je suis débutante, je veux jouer le Clair de Lune de Debussy dans deux ans… (C’est une pièce du répertoire qui se joue après au minimum 5 ans de pratique régulière et sérieuse)

Tu ne connais pas le Clair de Lune ? cadeau pour toi :

Tu veux savoir la suite? Eh bien, oui, Aurore a joué brillamment le Clair de Lune pour l’anniversaire de sa môman émue qui ne s’était doutée de rien… Et du coup elle a continué à prendre des cours, alors même que le  premier but a été atteint.

Je pense aussi à un ado d’une douzaine d’années dont le rêve est de jouer « Alla turca » de Mozart…Sans avoir jamais appris quoi que ce soit…

Mon pronostic? bien sûr qu’il va y arriver ! Pourquoi un petit enfant décide-t-il un jour de parler, sans connaître ni vocabulaire ni grammaire? Tout simplement pour communiquer, pour raconter, pour demander… Et pour mon jeune pianiste c’est pareil :  il va fonctionner par imitation, par déduction, il va progressivement associer le geste des doigts au geste « mental » de la lecture des notes, et il va la jouer cette sonate !

Je ne vais pas te la montrer, tu la connais par coeur. Mais je suis certaine que tu ne connais pas encore la version décoiffante de Pierre-Yves Plat, virtuose de talent et concertiste délicieusement sympathique et abordable :

Tu veux encore de la musique? Tu veux découvrir de nouvelles sonorités?

Je te propose le Clair de Lune, de Debussy toujours, dans une version pour piano et choeur d’hommes. Les chanteurs interprètent le poème de Verlaine du même nom  qui commence par Votre âme est un paysage choisi/Que vont charmant masques et bergamasques…

J’adore … Le velouté des voix et les notes cristallines du piano… L’ancienne chef de chœur que je suis en frémis d’émotion !

Ça t’a plu? Rendez-vous très vite pour d’autres partages…

Aller plus loin dans le travail des doigts

Maintenant que tu es déjà un peu plus à l’aise dans le déroulement de tes doigts sur la petite mélodie de l’exercice 1, on va les muscler !

Ben oui, fitness des doigts… tu vas enfin découvrir comment ça marche.

On y va en douceur : avant de penser à jouer n’importe comment certainement trop rapidement, il faut habituer les doigts à jouer DEUX notes rapidement.

D’où l’idée de « rythmer » l’exercice.

C’est ce que je te montre dans la vidéo suivante, avec les deux rythmes par 2 : on joue une note longue, une courte etc. et bien sûr on inverse pour ne pas rendre le jeu irrégulier.

Prêt?

Tu peux bien sûr poser ta tablette ou ton smartphone sur le pupitre de ton piano et jouer en même temps que moi, dans un premier temps ça va t’aider.

Go !

Quand tu auras pris de l’aisance dans cette nouvelle version de l’exercice, tu auras naturellement envie d’accélérer petit à petit. C’est très bien, vas-y progressivement et garde toujours le contrôle de tes doigts.

N’oublie pas, le piano c’est 99% dans la tête, les doigts ne font que le 1% restant…

Quand tu sauras parfaitement les 2 versions de cet exercice, tu pourras passer au suivant. Dans quelques jours…

Oui moi je porte des bagues, oui je joue avec. Et… oui je les enlève aussi lorsque je joue des pièces qui nécessitent de la virtuosité, lorsqu’elles risqueraient de me gêner dans la chorégraphie de mes deux mains.

Le lancement officiel

 C’était samedi dernier, à l’Atelier du piano à Lannion !

Aurore (alias WAZ) et moi avons eu le plaisir de dédicacer ce livre à qui le demandait ! Tu as peut-être eu la chance de repartir avec un ouvrage personnalisé : de ma part, mes voeux de plaisir renouvelé dans ta progression musicale, et  une petite pianiste croquée avec tendresse par WAZ.

Si tu es venu au début de l’après-midi tu as eu droit à une petite présentation détaillée du contenu de ce livre, et si tu es arrivé plus tard c’était pile poil pour le buffet, sous la houlette d’Aurélien qui s’est converti en maître d’hôtel *** pour l’occasion !

Nous étions installées à la place d’honneur, devant un superbe piano à queue de concert Yamaha, à la sonorité parfaite, légère et cristalline. D’ailleurs nombre d’entre vous en ont profité pour tâtonner, essayer, improviser, jouer par coeur, et c’était très sympathique !

J’ai eu l’occasion de voir d’un peu plus près la dernière nouveauté de Yamaha en matière de clavier numérique: le Clavinova CSP 150. Un petit bijou.

C’est un piano-meuble numérique au design très sobre, pas de boutons, pas de tableau de commande. Et pour cause : tout est dans la tablette intégrée fixée sur le pupitre. Là c’est le bonheur : 692 sonorités dont le Grand Bösendorfer, 403 morceaux préenregistrés et dont tu peux avoir le tuto avec des petites lumières qui t’indiquent sur quelle touche tu dois jouer…

Les possibilités sont infinies. Bien évidemment tu peux ôter la tablette et poser tes partitions perso.

Un magnifique joujou… qui existe aussi en blanc pour s’harmoniser avec ta déco si tu n’es pas fan de faire le ménage tous les jours sur du laqué noir…Oui oui, je confirme, la poussière ne se voit pas sur du blanc mat !

Tu es curieux? va voir chez Antoine et Christopher à l’Atelier du piano…