Le moment des adieux

Fin d’une histoire?

C’est l’automne…

… les feuilles s’envolent…

et ce blog va, non pas disparaître à son tour, mais migrer vers mon nouveau site, ICI.

Tu l’avais sans doute déjà remarqué, je suis moins présente ces dernières semaines.

D’autres idées, d’autres projets, pianistiques évidemment, ont vu le jour:

un livre, en cours d’écriture…

une formation en vidéos…

d’autres supports pédagogiques d’accompagnement…

Les stages sont toujours organisés, en revanche

ils auront un contenu encore plus riche.

Et les cours individuels bien entendu.

Tu veux en savoir plus?

Rejoins-moi ICI !

Les fondamentaux de la pratique du piano

C’est le titre d’un ouvrage plusieurs fois réédité, chez Amazon, et proposé gratuitement en pdf. Il est -très mal- traduit, bourré de fautes d’orthographe, de faux-sens et de tournures lourdes et illisibles.

Mais… il a pas mal de bonnes idées. Au moins quelques-unes, puisque de 270 pages environ j’en ai retenu moins de 10, que je me suis permis de réorganiser pour t’en faire profiter !

Églantine a veillé avec application sur mon travail, ce qui m’a un peu aidée à avancer plus rapidement. Question de confort…

 

J’ai donc retenu quelques paragraphes intéressants, que j’ai regroupés en 4 chapitres différents.

Le premier concerne quelques habitudes de travail qui sont très pertinentes, comme par exemple travailler systématiquement les mains séparées, et toujours terminer une séance de piano par un jeu LENT. Ce que j’appelle « faire la paix avec le piano »… Je t’ai mitonné une mise en page colorée, pour que tu aies plus de plaisir à la lire… tu peux télécharger ce document ici

Dans le chapitre suivant sont regroupés plusieurs passages qui traitent de la musicalité. Tu sais, ce petit truc en plus qui  montre que tu as un coeur, une âme… qui rend ce que tu joues  agréable à écouter… et fait oublier la prouesse technique, aussi merveilleuse soit-elle… Jouer avec musicalité, c’est transformer ta partition  en déclaration d’amour.

Regarde, c’est pas de l’amour, ça? on entend déjà le gazouillis des petites notes aiguës, le crépitement des basses, le murmure de l’accompagnement…

Et comme toujours, un grand merci à Waz pour cette délicieuse illustration, que tu retrouves au fil des pages de « Danse avec les doigts« …

 

Si tu veux en savoir plus sur la Musicalité, comment l’acquérir, comment l’exprimer,  tu peux télécharger le document ici.

Je te détaillerai les autres chapitres dans un prochain article, je te laisse le temps de t’imprégner de tout ceci. Et, en cadeau, pas de piano cette fois, mais cette interprétation magistrale de Czardas, de Vittorio Monti, par Hauser et Caroline Cambell. Nous parlions de musicalité, d’interprétation… Enjoy !

 

Tiens-toi droit !

Aujourd’hui, je te donne un cours de maintien… Oui, j’ai changé de métier, je suis devenue la Nadine-de-Rotschild-du-piano. ( pardon, Madame la Baronne, pour ce clin d’oeil… Quand j’étais petite j’aimais bien vous lire !)

Alors, au piano, faut-il se tenir droit? très droit? moyennement droit? étalé  amoureusement penché vers son clavier chéri?

Plutôt que de te faire lire 10 pages (oui, je suis bavarde) de prose descriptive, je me suis lancé un défi : je vais te MONTRER  ce qui est bien, joli, pratique, et ce qui l’est beaucoup moins.

Aurore, si tu me lis, s’il te plaît sois indulgente…

Voilà mon petit camarade Rachmanovitch. À première vue tout va bien, il a l’air très concentré, il est à fond dans ce qu’il joue.

Tout semble ok.

Tout?

Hélas, au moins trois points de son corps sont dramatiquement en tension, et ne vont pas l’aider à jouer sereinement, quel que soit son niveau de virtuosité d’ailleurs…

Tu as trouvé? les trois?

Je suis sympa, je te donne des indices :

Ses épaules…

Ses mains…

Ses pieds…

 

 

 Tu l’as remarqué tout de suite j’imagine :

son épaule est beaucoup trop haute, un peu comme s’il voulait frimer, montrer qu’il interprète, lui, qu’il est à fond…

Hélas, cela n’est que le révélateur d’une tension importante du bras, de l’avant-bras, et probablement jusqu’au poignet…

 

Conséquence logique, une main crispée, qui joue tout au bord du clavier, sans utiliser les repères des touches noires, donc sans aucune aide tactile…

 

 

Et pour finir, les pieds qui sont en équilibre sur leur pointe, ou sur leur moitié antérieure.

Donc, mon camarade Rubinsteinski ne met pas toutes les chances de son côté pour sortir heureux et serein de sa prestation…

Tu me diras, ça ne se voit pas s’il est caché par le piano… Oui, mais ça s’entend !!!!

Voilà maintenant ma copine Kissinashvili (oui, mes amis ont des noms à rallonge, je l’avoue, tout le monde ne peut pas s’appeler Tom et Jerry – fine allusion au merveilleux dessin animé de Tex Avery, the Cat’s Concerto- à voir sur Youtube…

Mis à part sa merveilleuse robe de soirée, qui n’a rien à envier à celles de Katia Buniatishvili, ou ses escarpins à paillettes, empruntés à Lola Astanova, tout est ok dans sa posture :

les épaules détendues, les mains autant sur les touches noires que sur le reste du clavier, et les pieds posés sur le sol, stables, en attendant d’utiliser la pédale.

N’oublie pas, si tu es détendu·e, si tu es zen, tu peux utiliser bien mieux toutes tes ressources pour te concentrer, interpréter, étudier, écouter …

Alors que dans le cas contraire tu compromets la qualité de ton apprentissage ou de ton interprétation. Jouer du piano ne doit pas te faire souffrir !!!

Pour terminer cette petite chronique, je ne résiste pas au plaisir de partager avec toi cette délicieuse vidéo de la non moins délicieuse Lola Astanova :

Tu as aimé? ou pas? n’hésite pas à m’envoyer tes commentaires, indulgents de préférence…

Bérangère et ses poulettes

Bérangère* est arrivée il y a quelques années avec une demande très précise. Cette dame joviale, toujours souriante, à quelques années de la retraite, voulait « seulement » être capable d’accompagner les cantiques de sa communauté religieuse.

À l’époque je ne pratiquais pas encore la méthode des accords – telle que je l’utilise maintenant avec les adultes qui veulent rapidement être à l’aise sur le piano – alors nous avons commencé de manière traditionnelle. Très rapidement Bérangère s’est prise au jeu, apprenait avec plaisir, et s’est même offert un piano droit, un vrai luxe dans sa vie parfois difficile financièrement.

Mais un jour, au bout de 2 ans, Bérangère est venue m’annoncer qu’elle  se voyait obligée d’arrêter le piano, pour au moins 18 mois. Des soucis d’indemnités-maladie qui ne suffisaient plus à joindre les deux bouts, en attendant la vraie retraite qui viendrait au terme de cette période.

C’était impensable pour moi de priver cette presque amie, en tout cas bien davantage qu’une élève,  d’un des rares plaisirs qu’elle vivait, alors qu’elle avait partagé avec moi quelques moments difficiles de ma vie personnelle. Alors nous avons trouvé un compromis : lorsque cela se présentait, Bérangère réglait son cours, d’une manière ou d’une autre.

Elle avait un grand jardin potager, des poules, des arbres fruitiers… et régulièrement je recevais des oeufs, ou bien des légumes frais… Nous pratiquions un système de troc qui me convenait parfaitement, un échange de compétences : je n’ai pas de légumes dans mon jardin, ni de poules, et Bérangère ne pouvait pas encore être autonome dans son jeu pianistique.

Après cette période qui a duré quelques mois, nous avons repris nos séances hebdomadaires. Puis Bérangère a tout arrêté, profitant de son dernier cours pour m’offrir un rosier, qui me rappelle son histoire très régulièrement !

Quelques années plus tard elle m’a donné de ses nouvelles : d’un seul coup elle s’est libérée des contraintes et des carcans que représente pour elle le piano « conventionnel », et, aidée par l’Inspiration Divine, elle improvise, laisse son piano chanter, et vit une merveilleuse relation avec la musique.

Lorsque nous nous sommes revues l’année dernière elle m’a fait écouter un enregistrement de l’une de ses improvisations. Quelle jolie surprise !  En effet, on y sent toute la joie et la ferveur émue qu’elle voulait transmettre.

Je ne saurai jamais quelle est la part exacte de ce que j’ai pu lui apporter, peut-être en terme de confiance en elle,  et cette part mystérieuse qui l’inspire si richement…

 

 

*Le prénom de Bérangère a été modifié

 

 

Odile

Cela se passait à Strasbourg, pendant mes années d’études au Conservatoire et à l’Institut de Musicologie. Étudiante fauchée, je donnais des cours de piano pour subvenir à mes besoins, et Odile a fait partie de mes premiers élèves de cette période.

Lors de notre première rencontre, cette belle femme brune de 43 ans, un peu sophistiquée, dont j’appris par la suite qu’elle était agrégée de philosophie, m’expliqua qu’elle apprenait le piano toute seule depuis 10 ans en s’inspirant de tous les disques en sa possession (oui, à cette époque nous n’avions que des Vinyles !).

Elle me joua aussitôt, sans se faire prier, une étude de Chopin dont le style ressemblait vaguement à Chopin, mais dont aucune note ne correspondait. La couleur y était, l’ambiance, mais RIEN de ce que moi je connaissais pour l’avoir apprise au conservatoire n’y était. À vrai dire j’étais plutôt consternée devant le résultat, mais… j’avais besoin d’argent pour vivre, alors oui j’ai accepté cette « mission qui m’était confiée », à savoir de l’aider à avancer et à structurer son apprentissage.

Ça a été terriblement difficile pour moi, partagée entre mon désir d’exactitude, de respect de la technique, et la nécessité matérielle de justifier mon salaire en m’adaptant à sa manière fantasque de comprendre et de suivre mes indications. Moi qui étais un pur produit de Conservatoire, élevée dans les joies du dieu Solfège, des anges de la Technique, des muses de l’Histoire et du Respect de l’Interprétation, je me retrouvais à limiter les dégâts aller de compromis en compromis pour qu’Odile y trouve son épanouissement. Je vivais une Hérésie complète qui parfois allait jusqu’à la nausée réelle…

Mais je remercie régulièrement Odile dans mon coeur pour cette ouverture forcée, et nécessaire, qu’elle m’a apportée.

Et Odile, qu’est-elle devenue? Son fils unique, qu’elle avait mis au violon dès l’âge de 4 ans, par la méthode Yamaha alors très en vogue à Strasbourg, est devenu violoniste professionnel dans un orchestre philharmonique de renom.

Quant à ma mission – qui était à peu près une mission impossible, effectivement –  je l’ai accomplie du mieux que je le pouvais, pendant les 4 ou 5 années de notre collaboration, jusqu’à ce que je quitte Strasbourg.

 

 

Maurice

Maurice a été un grand défi pour moi, il y a quelques années.

C’était mon premier élève « sénior », retraité depuis quelques années déjà. Il avait été tromboniste à l’Orchestre du Rhin pendant toute sa carrière, et toute la partie théorique de l’apprentissage de la musique n’avait aucun secret pour lui.

Mais… passer du trombone au piano…

Toute sa vie il avait utilisé, certes ses deux mains, mais jamais ses doigts individuellement ! Il découvrait donc avec surprise apprenait tout doucement que les 5 petits accessoires totalement oubliés au bout de ses paumes, pouvaient être actionnés séparément.

En effet, comme tu peux le voir sur la photo ci-contre (oui, moi j’aime bien quand il y a des couleurs, et Carnaval c’est plus gai !!!), un tromboniste tient son instrument d’une main, et de l’autre tient la coulisse pour modifier les sons. Grosso modo. ( Je suis « plutôt » pianiste de formation, alors pour les secrets des autres instruments c’est souvent à l’arrache … mais mes sources viennent directement du musicien concerné !)

Maurice découvrait donc avec l’enthousiasme et la curiosité d’un enfant que ses doigts pouvaient fonctionner l’un après l’autre. C’était impressionnant : l’intellect avait déchiffré depuis longtemps, il entendait déjà la mélodie dans sa tête, mais son corps était dans l’incapacité de réagir instantanément parce que les connexions n’existaient pas.

En fait, lorsqu’il est arrivé chez moi, il avait déjà épuisé une prof de piano du Conservatoire que je connaissais bien et qui était non seulement une grande professionnelle mais une collègue absolument charmante. Et qui se trouvait dans une impasse avec lui. Il faut dire que ce n’était pas banal, de voir un apprenti pianiste qui n’avait conscience que de deux sensations sur le clavier : le pouce, ou les 4 autres doigts en bloc.

Alors j’ai exercé ma  patience et je l’ai « musclée », et il m’a fallu commencer à relativiser. À me dire que si ce n’était pas acquis aujourd’hui, ça le serait peut-être petit à petit. Et puis tant pis pour la perfection, ce que Maurice recherchait c’était le plaisir de la polyphonie, de ne pas dépendre des autres pour accompagner sa musique.

Nous nous sommes apprivoisés mutuellement, pris d’affection réciproque, et… tout doucettement Maurice est parvenu à jouer les airs baroques dont il raffolait !

Ce fut un beau parcours, dont je garde un souvenir attendri et souvent amusé,  interrompu par mon déménagement à l’autre bout de la France… Souvent je cite Maurice en exemple – presque caricatural – de ce que l’on peut obtenir avec de la volonté !

 

Bientôt la rentrée… Et si ton enfant se mettait au piano???

Comme de nombreux parents tu te poses peut-être la question de faire apprendre le piano à ton enfant. Pourquoi le piano ? À quel âge commencer? Faut-il acheter un piano (pffff, ça coûte troooop cher, c’est réservé aux riches….) ? Comment choisir LE bon prof qui ne va pas traumatiser la prunelle de tes yeux?

Pourquoi le piano?

Surtout pas « parce que c’est plus facile que le violon »… (argument entendu maintes et maintes fois). Non ! Tu imagines le stress d’un petit devant cette immense étendue de touches blanches et noires, sans aucun moyen de se repérer? Comment trouver son chemin? Alors qu’au violon par exemple c’est « très simple » : tu apprends UNE note, que tu fabriques avec ton doigt à un point précis du manche de l’instrument, et tu la joues. Tu en ajoutes une autre, etc. Si tu ne la connais pas elle ne vient pas t’enquiquiner. Alors qu’au piano il y a de toute façon les 88 touches étalées devant toi et zou, tu dois savoir où aller… Tu vois le challenge, du haut de ta stature et ton expérience d’adulte? Alors imagine ton petit schtroumpf de 8 ans…

On joue du piano … pour un tas de raisons tout aussi  légitimes les unes que les autres : parce qu’il y a un piano à la maison qui s’ennuie tout seul, ou parce que ton enfant a eu un déclic en regardant une émission à la télé, ou parce que son copain ou sa cousine lui a montré un refrain sympa au piano… ou parce que c’était TON rêve à toi quand tu étais petit… Ou bien… parce qu’il faut bien commencer par quelque chose et que le piano fait moins peur que le violoncelle ou le trombone…

À quel âge doit-on commencer?

Eh bien, on ne « doit » pas, on peut commencer… aux alentours du CE1, me semble-t-il.  En cours d’année de CP si on est pressé, si l’enfant est à l’aise avec la lecture et l’écriture… À mon avis il ne faut pas commencer un instrument en même temps que le CP, mais ce n’est que mon avis, d’après mon expérience ! Et après, peu importe l’âge de ton bébé d’amour, il pourra commencer plus tard, même ado, même au lycée, même à la fac…

Cette petite bouille que tu vois, là, a toujours voulu faire du piano. Sa mère, pourtant prof, a refusé de lui apprendre pour un tas de plus ou moins bonnes raisons… La petite bouille a grandi et a décidé d’apprendre sérieusement le piano pendant un stage, à 23 ans… toujours avec sa mère d’ailleurs… Ce n’était pas trop tard, heureusement, et cette jeune personne a tout compris très vite… Gros bisous Tamara si tu me lis…

Mais ce n’est pas une raison pour faire la même erreur…

Faut-il acheter un piano?

Argggh le porte-monnaie qui crie son angoisse… Noooon surtout tu n’achètes rien du tout ! Un piano, ou un clavier numérique, c’est un investissement qui ne se fait pas à la légère. Tu vas donc commencer par  louer  un clavier numérique de préférence, c’est moins cher (environ 30 € par mois) et ça prend moins de place dans ton salon. Comme ça tu prends le temps de voir si ton petit prodige accroche bien, si ça vous plaît à toute la famille… et vous avez le temps de vous habituer à la sonorité du piano, pour pouvoir choisir plus tard le modèle qui vous correspondra.  Tous les enfants que j’ai eus comme élèves, dont les parents avaient acheté un clavier pas cher, ou un synthé, parce que « pour commencer ça fera l’affaire », ont arrêté rapidement le piano. Il y avait trop de différence entre l’instrument très mou sur lequel ils jouaient chez eux, et le « vrai » piano qui nécessite plus de dynamique (si tu veux en savoir plus c’est ici).

Où mettre le piano?

Surtout pas dans « la chambre du petit ». C’est le meilleur moyen pour qu’il se décourage assez rapidement. Il n’y aura personne pour l’entendre, pour l’encourager, pour le féliciter. Il sera exclu de la vie de la maisonnée quand il ira « faire son piano ». Rien ne vaut une place dans le salon, même si c’est dans les bruits ambiants.

Comment choisir le  bon prof?

Ma réponse ne te concerne que si tu envisages un prof privé. En école de musique ou au conservatoire tu n’auras pas le choix. Et… je n’ai pas de réponse ! Le bon prof, c’est celui qui te met en confiance, chez qui ton enfant et toi vous vous rendez avec légèreté. Avec qui vous sympathisez naturellement.

C’est la personne qui lui donne envie d’apprendre. Ce n’est pas une question de diplôme, c’est vraiment au feeling. Et… quel que soit le (ou la ) prof, il ne faut jamais hésiter à lui parler, si ton enfant n’a plus envie, est moins motivé… Parfois c’est juste parce que le morceau ne lui plaît  pas, ou parce qu’il voudrait jouer la même chose que sa copine de classe…

 

 

 

Petite précision : chez moi les 2 chattes, Eglantine et Sonatine, ne restent que si l’élève est d’accord… Même si Eglantine (la grise) vient de son propre chef quand elle sent que l’élève a besoin d’elle, besoin d’un câlin, de se distraire…

Je suis de plus en plus persuadée qu’il y a forcément le juste prof pour chaque élève. Alors… laisse parler ton intuition et ton cœur !

 

un été… des balades… des stagiaires…

Non ma vie n’est pas que « piano »…

Je me promène, comme ici à Locquémeau chez ma copine Nadine :

ou bien en Alsace, au château du Haut-Koenigsbourg : par 38° à l’ombre ce jour-là…

À la fête vénitienne de Perros…

 

 

 

 

Ou du côté de Bréhat:   

 

 

 

Et…  par ci par là j’ai animé quelques stages de piano !

Tu veux voir à quoi ça ressemble?  Tu t’attends à des photos bien scolaires?

Oui bien sûr, tu vas voir des personnes au piano, attentives, sérieuses…Tu verras aussi… une table avec des crayons de couleur… des schémas… Un tableau… des « codes secrets »… Des post-it plein le piano…

Mais tu verras aussi un jardin accueillant, pour te reposer l’esprit entre deux apprentissages… Un chat compréhensif – ou sourd –  qui vient apporter, ou chercher, soutien et réconfort…

Je remercie bien évidemment Anne, Bleuenn, Malorie, Françoise, Nicole, Huguette, Chantal, Tamara, Marc, Andrée, Marie-Odile, Katia, Danielle… qui ont involontairement participé à la création de ce diaporama …

Un petit mot concernant la musique de cette vidéo : c’était un « pari » avec mon ami Dominique. Il m’avait proposé une toute petite « musiquette » de quelques notes… à moi de voir si je pouvais improviser. C’est donc davantage un jeu qu’une composition, ce qui n’empêche qu’on peut avoir un résultat sympa !

Et…  en bonus, je t’offre ce coucher de soleil à Trégastel…

NB : il reste 3 places pour le stage qui commence lundi 27 août… Tu veux plus de renseignements? c’est  ici

Audition des enfants

Comme chaque année les parents sont conviés à venir écouter leurs enfants, un samedi après-midi du mois de juin.

Nous commençons toujours par une audition « entre-nous », c’est-à-dire SANS les parents, priés d’aller voir à la plage si j’y suis, d’autant plus que la plage de Louannec est à 3 mn en voiture…  pendant une demi-heure… Le temps de s’habituer à l’idée de jouer devant les autres. Pendant ce temps les parents sortent le gâteau du four, pour le goûter que nous partagerons ensuite, et patientent gentiment devant le portail, jusqu’à ce que je donne le signal d’entrer.

Cette année les parents vous avez été top ! Je vous voyais trépigner d’impatience, tout en sachant que les 3 ou 4 mn qui nous manquaient étaient nécessaires pour l’un ou l’autre jeune qui n’avait pas fini d’essayer son morceau…

Je vous ai préparé un petit diaporama, sans prénoms, sans indications de morceaux ou de « niveau » parce que ce n’est pas important !

L’essentiel est que chacun soit représenté… Je remercie donc tous les jeunes présents ce jour-là : Anna, Alix, Manon, Baptiste, Sarah, Brieg, Robinson, Capucine, Sophie, Annaëlle, Estelle… Cités dans le désordre ! Et encore un grand bravo à chacun, chacune, et une mention particulière aux demoiselles qui n’ont pu jouer que d’une main pour cause de santé ou de gros stress… C’était très bien !

Bonnes vacances à tous, bon vent à ceux et celles qui ont choisi de me quitter… parfois après plusieurs années de complicité… et gros bisous à tous !

Et…  pour ta culture : La musique que tu entends est extraite de l’album  » Eyes of the sun » de Yul Anderson, et le titre en est « Für Elise Blue ». Yul Anderson est un pianiste américain atypique qui mêle classique, gospel, jazz…

Prochain article… l’audition des adultes !

Clavier numérique vs Piano acoustique

En Français normal : un faux piano ou un vrai piano?

Je n’entre pas dans une étude comparative qui est trop complexe à réaliser. Je souhaite juste attirer ton attention sur UN point fondamental que nous verrons un peu plus loin.

Le son des instruments numériques est désormais, pour peu qu’on y mette un certain prix, assez proche de celui d’un piano acoustique. Bien sûr il manquera toujours le petit quelque chose qui fait qu’un piano reste un piano, et heureusement…

Voilà un petit extrait de « Für Elise » (oui j’aime bien frimer de temps en temps… et te balancer le titre original de  ce que tout le monde appelle La-lettre-à-Elise…)

D’abord au vrai piano :

puis au clavier numérique (un yamaha CLP 535, très sympa)

À première vue, pas trop de différence dans la façon de jouer…

Tu as tout faux !

Je t’explique un peu plus en détail :

et je recommence avec d’autres mots si ce n’est pas assez clair !

On retourne au clavier numérique, pour voir la différence dans le mouvement de tes doigts :

Et pour conclure, un petit conseil : monte le son de ton clavier numérique !

En effet, si tu prends l’habitude de jouer « petit » pour ne pas déranger, en réglant le volume à 30 ou 50 % chez toi, quand tu arriveras au cours de piano et que tu joueras sur un « vrai » piano dont la sonorité est plus intense, tu seras tellement surpris que tu n’oseras plus donner ton maximum… D’où les angoisses de ne plus trouver ses repères, de jouer trop fort, et c’est la panique à bord !

Un pianiste débutant qui s’entraîne à la maison n’est jamais est rarement une nuisance sonore, il faut que cela fasse partie de l’environnement sonore habituel de la famille. D’autant plus qu’en général ton entourage apprécie de voir tout ce que tu apprends de jour en jour.

Alors, prêt?

Pour t’encourager à laisser tomber et à te mettre à la peinture sur soie  et faire du bien à tes oreilles, cadeau  !